La glycine mitraille ses graines de leur gants veloutés petits pétards éclatants contre les dalles de pierre Bouchons sautent, bruit sourd, rebondissants sur bois Rires barbotent entre les tables débordantes On se colle, en chuchotant Se tenant la main, s’embrassant
Brise zézayante allège La chaleur étouffante
N’oublie pas le plus petit détail Négligé dans le monde d’hier perdu Du fromage et de l’huile sous les ongles Miettes du pain rompu sept fois Porté de la main à la bouche Qui tient la question pas posée Jusqu’àu moment qui n’arrive jamais.
Deborah Ewing Juin 2020
On peut visionner la vidéo lyrique de ce poème sur la chaîne YouTube Shorelines Poetry.